Le Projet d’Appui au Développement du Secteur Financier et à l’Inclusion Financière en RDC (PADSFI) accompagne la modernisation du système financier congolais. Il agit sur le financement à long terme, la stabilité du secteur et l’accès des populations aux services financiers, sous la tutelle du Ministère des Finances.
National
Toutes les régions de la RDC sont concernées.
10,584 M UC
Coût total, soit environ 13,547 millions USD.
89 %
Financés par le Fonds africain de développement.
25 M+
Personnes visées par un meilleur accès aux services financiers.



Pourquoi le PADSFI ?
Au moment de la conception du projet, le diagnostic sectoriel estimait le taux d’inclusion financière à 21 %, contre 43 % en moyenne en Afrique subsaharienne. Le crédit bancaire au secteur privé représentait environ 6,5 % du PIB et le déficit de financement était évalué à 631 millions USD en 2021. Ces contraintes limitaient l’investissement, le développement des entreprises et la capacité des ménages à faire face aux risques.
Le PADSFI répond à ces défis en soutenant des infrastructures financières modernes, une mobilisation accrue des ressources et une offre de services plus accessible. Il accorde une attention particulière aux femmes, aux jeunes, aux MPME et aux populations rurales.
Trois composantes
01
Financement à long terme
Appui à la Banque nationale de développement, à la bourse de valeurs mobilières et au développement du marché des titres publics.
02
Stabilité et inclusion financière
Interopérabilité des paiements, inclusion numérique, qualité des services, prévention des incidents de paiement, données et renforcement des capacités.
03
Gestion du projet
Coordination opérationnelle, gestion administrative et financière, acquisitions, suivi-évaluation, communication et production des rapports.
Les changements recherchés
- Mobiliser davantage de ressources à long terme, y compris pour la finance verte, grâce à une base d’investisseurs élargie et à des cadres réglementaires adaptés.
- Faciliter l’accès de plus de 25 millions de personnes vulnérables à des services financiers de base et adaptés.
- Renforcer l’interopérabilité des services financiers numériques, avec au moins vingt prestataires connectés au switch national à l’horizon du projet.
- Consolider la stabilité du secteur grâce à la Centrale des Incidents de Paiement et à l’Observatoire de la Qualité des Services Financiers.
- Améliorer la disponibilité des données sur l’inclusion financière et renforcer les capacités des acteurs de l’écosystème.
Bénéficiaires et groupes cibles
Les bénéficiaires directs sont le Gouvernement de la RDC, la Banque Centrale du Congo et le Ministère des Finances, notamment les services intervenant dans le marché intérieur de la dette publique et la supervision du secteur financier.
Les banques, institutions de microfinance, coopératives, institutions financières non bancaires, compagnies d’assurances, émetteurs de monnaie électronique et gestionnaires d’actifs bénéficient des infrastructures, réformes et programmes de renforcement des capacités. À terme, les retombées doivent profiter à l’ensemble de la population congolaise.
Gouvernance et organisation
Le dispositif de mise en œuvre articule trois niveaux complémentaires afin de relier les opérations quotidiennes, l’expertise technique et les orientations stratégiques.
Niveau opérationnel
Unité de Gestion du Projet
L’UGP assure la direction opérationnelle, la planification, la gestion, les acquisitions, le suivi quotidien et la coordination avec les bénéficiaires. Elle réunit des compétences en comptabilité, audit, informatique, passation des marchés, gestion financière et systèmes de paiement.
Niveau technique
Comité technique
Le Comité technique examine les choix proposés par l’UGP et formule les avis nécessaires à leur mise en œuvre. Il rassemble des représentants du Ministère des Finances et de la BCC et se réunit chaque trimestre ou selon les besoins.
Niveau stratégique
Comité de pilotage
Le Comité de pilotage donne les orientations stratégiques. Il est présidé par le Ministre des Finances, tandis que la Banque Centrale du Congo en assure la Vice-Présidence, et se réunit au moins deux fois par an.
Financement, acquisitions et redevabilité
Le coût total du PADSFI s’élève à 10,584 millions d’UC, soit environ 13,547 millions USD. Le Fonds africain de développement apporte 9,41 millions d’UC, correspondant à 89 % du coût, tandis que la contrepartie du Gouvernement représente 1,174 million d’UC, soit 11 %.
Les acquisitions sont conduites conformément aux règles applicables aux opérations financées par le Groupe de la Banque et aux dispositions de l’accord de financement. La gestion financière prévoit des contrôles, des rapports réguliers, la protection des actifs du projet et des audits distincts afin de garantir une utilisation efficace, transparente et économique des ressources.
